La classe moyenne malmenée

Entre ambition et désillusion

Der strapazierte Mittelstand
Avenir Suisse et Verlag Neue Zürcher Zeitung, Zurich 2012, 292 pages, ISBN 978-3-03823-807-2, Fr. 38

Ces vingt dernières années, la classe moyenne a décliné par rapport aux couches supérieures et inférieures de la société suisse. Bien que les 60 % médians de la distribution des revenus aient progressé, cette croissance a été plus faible par rapport à celle des bas et hauts salaires. La classe moyenne est repoussée vers la limite inférieure des revenus moyens, tandis que l’ascension sociale devient plus ardue. La perte de standing que cela a entraîné est l’une des explications du malaise de la classe moyenne suisse.

Une autre raison en est la suivante: alors que la demande de qualifications aux deux extrémités de l’échelle a augmenté, celle concernant le niveau intermédiaire s’est réduite. Un apprentissage professionnel n’est plus la garantie pour s’assurer une place au sein de la classe moyenne. La structure des salaires a donc changé ces vingt dernières années.

L’État contribue également au sentiment d’insécurité d’une bonne partie de la classe moyenne suisse: par le biais d’un ensemble peu cohérent de tarification et de transferts, il a tendance à retourner la distribution des revenus, la redistribution qui en résulte étant un jeu à somme nulle pour la classe moyenne.

Mots-clés: classe moyenne, répartition des revenus
Dr. Daniel Müller-Jentsch a fait ses études de sciences économiques à la London School of Economics et à l’Université de Yale. Après une activité au sein de la Commission européenne, il a été pendant sept ans économiste à la Banque mondiale à Bruxelles. Depuis 2007, il est Senior Fellow chez Avenir Suisse. Parmi d’autres thèmes, il s’occupe du développement territorial, de la concurrence des places économiques et de l’immigration.
Patrik Schellenbauer est Senior Fellow chez Avenir Suisse depuis 2009, où il est principalement responsable des questions liées à l’éducation, au marché du travail et au marché immobilier. Il enseigne par ailleurs l’économie immobilière et urbaine à l’EPFZ. Précédemment, il a travaillé pour la Banque cantonale de Zurich où il a occupé la fonction de chef du domaine risques immobiliers, ainsi qu’assistant en chef à l’EPFZ.

1 COMMENTER

  • Julie

    Je pensais que la classe moyenne était la meilleure. On n’est ni riche ni pauvre donc on n’a pas de soucis à se faire. Quand on est pauvre en effet, on s’inquiète de ce qu’on va manger demain. Quand on est riche, on a peur de se faire cambrioler par exemple.

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